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 Le Parisien - 18/3/13
 Capital - 8/12
 Le Parisien - 21/2/12
 Les Echos - 19/10/11
 19-20 France 3 - 27/9/11
 Le Parisien - 27/9/11
 Bati Actu - 27/9/11
 La Vie Immo - 27/9/11
 Le Parisien - 13/9/11
 Le Parisien - 27/5/11
 La Tour Vinci abandonnée à Rueil-Malmaison
Le retrait des projets de tours est décidément dans l'air du temps. Après le recul de la municipalité de Levallois-Perret et l'abandon d'une des tours du projet de l'Ile Seguin, la municipalité de Rueil-Malmaison a, elle aussi, annoncé le renoncement à un projet d'un Immeuble de Grande Hauteur lors de son conseil municipal d'Octobre dernier.
Cette construction, destinée à regrouper les activités du groupe Vinci, avait été prévue à l'emplacement d'un échangeur routier desservant l'A86. Outre la proximité d'une zone pavillonnaire, la réaction rapide des habitants de la commune voisine de Chatou a été déterminante dans cette décision fortement recommandée par le rapport du Commissaire Enquêteur.
En 2009, les bulletins municipaux de Rueil-Malmaison mettaient les habitants en garde contre des rumeurs qui laissaient croire à un projet de tour de 200 mètres de hauteur.
L'emploi du mot tour ne se faisait qu'entre parenthèses, même si le terme IGH figurait bien dans le projet municipal, procédé connu...Argument avancé là aussi, aucune alternative n'était possible et Vinci risquait de quitter la ville en cas d'échec, rien de bien original....

Plusieurs associations se sont créées afin d'informer la population. Des pétitions ont été recueillies, elles ont été déposées lors de l'enquête publique. L'île de Chatou, située à côté, est un haut-lieu de l'Impressionnisme et cette particularité a, bien entendu, été mise en avant par les opposants au projet. Un photomontage, largement distribué, montrait, dans une même perspective, Notre-Dame de Chatou et la tour envisagée par Vinci. La mairie de Rueil a d'ailleurs saisi la justice contre les associations qui avaient osé publier ce document qu'elle considérait comme mensonger.

Le rapport du Commissaire Enquêteur rendu le 5 Août dernier a été sans appel.
Seul le nombre d'étages (31) avait été mis en avant dans les documents de l'enquête publique et jamais la hauteur réelle de la tour. Dans ses bulletins de l'automne 2009, le maire Patrick Ollier indiquait qu'il ne s'agissait pas de gratte-ciel bien que le projet proposé dépasse largement la centaine de mètres à partir de laquelle on emploie ce terme.
Le Commissaire Enquêteur y a vu un manque «d'esprit de concertation véritable».
Les remarques, les oppositions motivées et les pétitions des riverains, sur papier et en ligne, ont bien été prises en compte, de même que celles des habitants de Chatou dont les nuisances dénoncées ont été jugées recevables, conformément à la Loi. Le rapport préconise donc que la construction ne dépasse pas une hauteur d'une trentaine de mètres.

Le Conseil Municipal s'est finalement soumis à ce rapport en abandonnant ce projet de tour le 21 Octobre dernier. La mairie de Rueil-Malmaison a également été condamnée une semaine plus tard par le Tribunal de grande instance de Nanterre pour avoir voulu empêcher les associations d'illustrer le projet par ce fameux photomontage, fut-il approximatif dans son échelle. La cour a, par cette décision, rappelé que la liberté d'expression est un fondement inaliénable de notre démocratie.
Finalement, d'autres solutions ont été trouvées pour Vinci sans que cela se fasse au détriment de la ville. Il y a toujours une alternative quand on veut se donner la peine d'y réfléchir.

Cette affaire prouve une fois de plus que les élus ne peuvent reprocher à des citoyens de réaliser leur propre représentation des immeubles qu'ils contestent, alors qu'ils disposent, eux, de tous les moyens financiers et technique pour le faire. Montrer objectivement la réalité de ces projets est, pour eux, un effort insurmontable.
Est-il normal que des maquettes soient gardées dans le bureau d'un maire sans que les habitants de sa ville puissent y avoir accès? A Levallois, le graphisme de la tour Baudin qui illustrait notre tract nous avait coûté beaucoup de recherche et de calculs mais ceux qui ont eu accès à sa représentation en volume ont reconnu son caractère réaliste et, d'ailleurs, aucune contre-proposition ne nous a été montrée.
La publication récente d'une modélisation des projets d'aménagement de l'Ile Seguin soigneusement réservée à un petit nombre illustre une fois encore ce travers départemental.
Il serait temps qu'une loi définisse sérieusement les règles de présentation des projets. Depuis l'invention de l'urbanisme, aucun homme politique n'a validé un projet sans en avoir eu auparavant une représentation précise. Au nom de quoi les citoyens de notre pays devraient-il se passer de cette prérogative?
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