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 Le Parisien - 27/9/11
 Bati Actu - 27/9/11
 La Vie Immo - 27/9/11
 Le Parisien - 13/9/11
 Le Parisien - 27/5/11
 Une étude scientifique ?
A l'occasion du salon Jardin Bonheur, qui s'est déroulé dans le parc de la Planchette du 16 au 18 septembre, nous vous avions fait part de l'existence des premières images officielles des tours Baudin et de la gare.

Chacun a pu constater que les visuels présentés sur le stand de la Ville (par ailleurs également sur preservonslevallois.fr) étaient loin de dévoiler la nature particulièrement verticale de ces deux immeubles de grande hauteur.

Sur ce même stand, il était possible de se procurer un curieux document qu'il nous est impossible de passer sous silence.

Il s'agit d'une simple feuille intitulée « Impact annuel en terme d'ombre des projets de tours à Levallois». Enfin, nous y sommes, pas de francs visuels des tours à se mettre sous la dent mais une étude technique riche d'informations!
Hélas, il faut se rendre rapidement à l'évidence, le titre a été pour le moins exagéré.

Un plan de la ville y est représenté. Il comprend des zones de couleurs différentes.
La Seine y est représentée en bleu (jusque-là, rien à dire). Les espaces verts y sont représentés en vert. Le cimetière, et chaque espace ou presque comprenant un arbuste bénéficie de la même couleur, admettons...

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Restent deux couleurs, le jaune et le rose. Elles correspondraient à des valeurs d'ombres.
En jaune, les zones jamais à l'ombre, en rose celles qui auront une ombre de 0 à 15 minutes par jour en moyenne. Quelle est cette moyenne? On peut penser, eu égard au titre qu'il s'agit d'une moyenne annuelle mais peut-on en être sûr? Il serait plus honnête de présenter les moyennes par saison afin que les Levalloisiens puissent savoir s'ils profiteront davantage de leur balcon en été ou s'ils consommeront davantage d'électricité pour leur éclairage en hiver. Mais le vrai problème est ailleurs.

Toutes les rues sont jaunes. Cela signifierait qu'elles ne sont jamais à l'ombre. Etonnant, non? Les ombres apparaissent et disparaissent, bien loin du bloc parallélépipédique que dessine l'ombre portée d'un gratte-ciel.
Et quelles sont ces zones blanches autour des deux tours en rouge?

Après nous avoir laissé perplexes durant quelques instants, la présence du logo CSTB en bas à gauche de ce document nous a permis d'élaborer une théorie que nous soumettons à votre jugement.

Le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) est un organisme qui depuis 1947, développe notamment des outils d'amélioration des bâtiments. Un des logiciels employés par le CSTB est SOLEN. Il permet d'évaluer les conséquences d'une construction sur un ensoleillement existant. En vous rendant sur leur site, vous pourrez voir des images de ce logiciel en fonctionnement. Il offre, après calcul, des images avec des zones de couleurs, différentes selon l'ensoleillement.
Cependant, vous comprendrez assez vite qu'il ne retire pas les ombres déjà existantes ni ne se cantonne à montrer des zones de «0 à 15 minutes par jour en moyenne».

Nous pensons donc qu'il s'agit d'une image dans laquelle on ne met en avant que les nouvelles ombres dont la moyenne de moins d'un quart d'heure annuel se veut rassurante.

Et les zones blanches nous direz-vous? Elles cumuleront allègrement bien plus d'ombre qu'un simple quart d'heure. Pourquoi cet énorme détail n'est-il pas indiqué?
A bien y regarder, les bâtiments souffrent du même traitement que les rues : il y a des bâtiments gris-jaune, des bâtiments gris-rose et enfin, des bâtiments gris-blanc.
Les espaces verts ne sont pas en reste, mais disons-le, le vert-vert, le vert-jaune, et le vert-rose sont des nuances qui, à l'œil nu, se confondent un peu.

Il existe certainement à l'origine une image bien mieux détaillée avec des légendes beaucoup plus précises et c'est vraisemblablement cette image qu'on a utilisée pour réaliser ce bricolage.
Les indices de la possibilité d'une retouche se manifestent par le caractère caricatural de certains éléments.
Regardez bien la place du général Leclerc. Si vous prenez le métro à la station Anatole France, vous constaterez que le carrefour n'en est plus un. La rue Carnot prend, sur quelques mètres, la largeur d'un boulevard. Pourquoi?

Il y aura de nouvelles ombres, c'est indéniable, et elles se cumuleront avec celles que nous connaissons déjà. Pourquoi ne nous montrer qu'une partie des nouvelles ombres en niant les anciennes? Quand vous achetez la dernière version d'un Atlas routier, il ne se borne pas à vous présenter les nouveaux tronçons mais inclut également les anciennes routes.

Le sigle du CSTB est ici employé comme la caution scientifique d'un document qui ne présente aucune rigueur mathématique. Après avoir tenté de dissimuler deux tours, on veut en minimiser les ombres portées. A quand un document qui nous présentera les prévisions d'augmentation du trafic automobile... des voitures roses?
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