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 Le Parisien - 27/9/11
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 Le Parisien - 27/5/11
 Une rénovation réussie! Vraiment? (19/02/2012)

«Une rénovation réussie» titre, en couverture, Info Levallois, le luxueux bulletin municipal de Levallois-Perret. Durant six mois, de juillet à décembre, les riverains auront en effet constaté qu'une rénovation de la place du Général Leclerc était en cours. Conclure à une réussite tient, à l'évidence, d'une réfutable vue de l'esprit.
La place du Général Leclerc constitue l'intersection des rues Voltaire et Anatole France.
Elle comprend les deux accès par escalier de la station de métro Anatole-France ainsi qu'une sortie par un escalier roulant.
Avant le début des travaux, la place comportait un Kiosque à journaux et deux cafés disposant chacun d'une terrasse. On y trouvait aussi l'accès voiture au parking Général Leclerc, qui débouchait sur la place via la rue Voltaire mais ne permettait pas d'y entrer en raison du sens de circulation.
La place du Gal Leclerc, avant travaux
La place du Gal Leclerc, avant travaux.
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Un monument rendant hommage au Maréchal de France était situé directement sur la chaussée, ne bénéficiant alors que de peu de visibilité. De même, des contre-allées, une borne et un abri pour les taxis et des stationnements de vélos périlleux accumulés au cours des années donnaient à ce lieu un aspect hétérogène. Ajoutons à cela que, cette place ne comprenant pas de feux de circulation, la cohabitation entre véhicules et piétons était souvent problématique.
Le rajeunissement de cette place semblait légitime, d'autant que malgré ses défauts, elle devenait, avec le retour des beaux jours, un lieu de rencontre convivial, chacun pouvant choisir, selon ses envies, entre l'ombrage offert par les bancs publics situés sous les arbres et l'ensoleillement des deux terrasses des cafés.
La terrasse du Café de France supprimée par les nouveaux aménagements La terrasse du Café de France supprimée par les nouveaux aménagements
La terrasse du Café de France supprimée par les nouveaux aménagements
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Après des travaux qui se sont déroulés sur une demi-année, incluant des week-ends et des soirées au grand dam du voisinage, on aurait pu espérer un résultat plus probant.

Les feux de circulations ont remplacé la priorité à droite et personne ne s'en plaindra. Il est pourtant dommage que les passages piétons équipés de signaux lumineux soient immédiatement suivis de passages piétons non protégés d'où il est impossible de savoir si le signal est vert ou rouge.
Le choix d'une signalisation lumineuse, parfaitement justifié, est paradoxalement remis en cause par deux passages piétons prioritaires situés à quelques mètres seulement de passages régis par des feux.
En pratique, un conducteur arrivant de la rue Anatole France ou de la rue Voltaire s'engagera au vert, sera conforté par un passage piéton protégé par des feux pour finalement être amené à s'arrêter, éventuellement, quelques mètres plus loin avec les risques que cela comporte.
Pourquoi ce choix accidentogène qui mise trop sur la prudence des usagers de la route et des piétons? Le nouvel accès au parking via la rue Anatole France n'est pas non plus d'une visibilité confondante et entraîne une confusion entre voie piétonnière et axe routier. Pour couronner le tout, cette voie pour les véhicules (insuffisamment identifiée comme telle) sera régulièrement bloquée par des bus puisqu'elle comporte un arrêt qui leur est destiné.
L'accès parking L'arrêt de bus
L'accès parking - Agrandir l'image L'arrêt de bus - Agrandir l'image
Quitte à refaire la place, il aurait été utile de penser à l'accessibilité du métro. Notre commune a la chance de posséder trois stations dont malheureusement aucune n'est accessible aux handicapés. C'est malheureusement le cas de nombreuses stations parisiennes ainsi que le reconnaît la RATP. Cependant, une partie du réseau est déjà praticable en fauteuil roulant et la loi sur le handicap votée en 2005 implique la complète accessibilité des transports en 2015, autant dire pour demain. Les travaux du Parking public Leclerc livré peu de temps avant auraient pu intégrer cet accès.
Pourquoi ne pas avoir profité de cette rénovation pour permettre cet accès handicapés, bientôt obligatoire, à la station de métro la plus centrale de la ville?
Puisque nous en sommes à évoquer le handicap, l'accès à la place par le côté pair de la rue Anatole France en arrivant du côté Seine est problématique pour une personne en fauteuil roulant.
L'armoire électrique de cette place est plaquée contre l'immeuble qui fait l'angle. Elle fait face à un feu tricolore planté sur le trottoir à 85 centimètres d'elle. Sans compter la surface en béton sur laquelle elle est posée et l'inclinaison immédiate du trottoir, elle oblige tout fauteuil à une périlleuse manœuvre.
Cette armoire aurait tout aussi bien pu être placée ailleurs pour gagner ces précieux centimètres que nécessite le passage d'un fauteuil roulant.
Peu adapté pour un fauteuil roulant
Peu adapté pour un fauteuil roulant.
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Les réverbères de la place sont, eux aussi, situés en plein cheminement, en dépit des recommandations d'accessibilité déjà évoquées. Ils constituent un obstacle supplémentaire pour les fauteuils et une gêne inutile pour les non-voyants. L'intérêt pour les valides de contourner ces poteaux reste également à démontrer.

La répartition du mobilier urbain échappe, elle, à toute logique. Alors que le PLU voté dernièrement présentait- en page 38 du rapport de présentation -la place comme un espace urbain majeur, un espace urbain de liaison et qu'elle est également annoncée comme une zone piétonne, rien n'a été fait pour y simplifier la circulation à pied.
Si un kiosque à journaux plus agréable à l'œil que l'ancien a été installé et si le monument dédié au Général Leclerc est davantage mis en valeur, on s'étonnera du reste. Ainsi, la pancarte indiquant le plan du réseau RATP est-elle difficilement abordable de l'accès du métro dont elle est pourtant la plus proche. Même remarque pour la boîte aux lettres. Sa proximité du métro est bienvenue, mais pourquoi l'avoir placée en dehors du cheminement des piétons ? Que penser également de ces murets qui longent les bouches de métro? Ne remettent-ils pas fortement en question l'efficacité des garde-corps en offrant d'inappropriés marchepieds à leur proximité? Et que dire encore de cette sucette qui comporte le plan de ville qu'on ne peut lire confortablement que depuis l'intérieur d'une jardinière. Vous êtes ici ???
Vous êtes ici ???
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Cette zone présente également un pavage dont l'inclinaison ne permet pas l'évacuation suffisante des eaux de pluie dans une région où il pleut en moyenne 171 jours par an.


Beaucoup de Levalloisiens se sont émus de ce qu'on ait arraché tous les arbres de la place pour en remettre d'autres aux mêmes endroits.
Ces arbres étaient, pour la majorité, en pleine santé. Bien sûr, les nouveaux finiront sûrement par les égaler en taille mais d'autres choix qu'un abattage total n'auraient-ils pas été possibles?
La place et son café au début du XXème siècle
La place et son café au début du XXème siècle
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Enfin, cette place étant, par sa situation et ses accès divers, une des plus animées de la vie Levalloisienne, on s'étonnera des décisions prises sans préavis concernant les terrasses des deux cafés. Si celle du Bar du Métro a vu, et il faut s'en réjouir, sa capacité augmenter, celle du Café de France a purement et simplement été supprimée et ce sans préavis. A sa place, se trouve désormais une immense jardinière, justement celle qui nuit à l'accès au plan de la ville et à la boîte aux lettres, tout en offrant un marchepied dangereux sur la bouche de métro.
Cette suppression aura, bien entendu, des conséquences sur le personnel de cet établissement qui fait partie de l'Histoire de Levallois depuis 1902. Concrètement, cette décision entraîne la suppression d'un poste à temps complet et d'un emploi saisonnier alors que l'Etat a pris ces dernières années des mesures mettant en avant l'embauche dans la restauration.
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Le choix pour notre ville de se priver des rentrées d'argent que procuraient les droits perçus jusqu'alors pour cette autorisation de terrasse est d'autant plus étonnant que beaucoup de cafés Levalloisiens ont vu leurs droits étendus en la matière, entraînant parfois une véritable gêne pour la circulation des piétons.
Une terrasse apparaissait pourtant sur les plans
Une terrasse apparaissait pourtant sur les plans
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Les travaux, commencés en Juillet 2011, se sont achevés en Janvier 2012. Pourtant, la terrasse figurait bien sur les plans disponibles jusqu'alors. Elle ne disparaît du projet que sur le dernier plan daté de... Décembre 2011. Cette décision tardive n'est, étonnamment, absolument pas motivée par un quelconque argument, ce qui laisse une place légitime aux spéculations les plus diverses.

Les habitués de la terrasse devront se faire à l'idée qu'ils ne pourront plus aller y prendre un verre en lisant leur journal acheté au kiosque voisin. La présence d'un tel lieu de rendez-vous et de rencontre est pourtant bénéfique à l'ensemble des commerces environnants et contribue à une donner une image agréable de la ville. A quelques mois de l'ouverture du centre commercial de la zone Eiffel, afficher une volonté de maintenir ce commerce de proximité si emblématique des villes françaises n'est pas superflu.

Compte tenu des travaux subis par les riverains depuis 2004 (place, immeubles neufs, parking), espérons que cette accumulation d'erreurs n'en sera pas la conclusion et que la Municipalité corrigera rapidement ces désagréments afin que les Levalloisiens puissent, à leur tour, parler d'une rénovation réussie.
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